Comment bien choisir l’hébergement de votre site web ?

le 14 mars 2014

Communication

Comment bien choisir l’hébergement de votre site web ?

Cette question revient systématiquement lorsque je réalise le site web d’un client. Entre les solutions tout-en-un, les hébergements mutualisés et les serveurs dédiés, difficile de faire son choix. Si vous ne savez pas quel hébergement choisir pour votre site, et souhaitez comprendre ce que recouvrent les principales possibilités, cet article devrait vous aider.

Cet article a été mis à jour le 5 juillet 2017.

L’hébergement mutualisé

L’hébergement mutualisé est en général la première solution vers laquelle on se tourne. Le principe est simple : vous louez une partie d’un serveur au fournisseur, ce qui lui permet de mutualiser les coûts de celui-ci, et vous permet donc d’héberger votre site à un prix très abordable.

Cette solution est adaptée à de nombreux sites web, en particulier ceux qui s’avèrent peu gourmands en ressources et en trafic. La plupart des fournisseurs propose plusieurs possibilités d’hébergements mutualisés, différenciés par l’espace disque disponible, le nombre de sites web à héberger, de comptes emails, de bases de données SQL…

Il est également possible, lors de la souscription à l’hébergement, d’installer des CMS (WordPress, Joomla,…) lors de la création de votre compte. Attention à ces solutions, qui, si elle s’avèrent pratiques au premier abord, peuvent générer des imprévus (ne pas pouvoir choisir l’emplacement du dossier WordPress, bugs dans l’installation du CMS…). Il est plus sûr d’installer soi-même son CMS, d’autant plus que leur installation est souvent d’une facilité déconcertante.

Côté tarifs, ils peuvent varier de 1 € à 10 € par mois, selon les options choisies. Il existe de nombreux hébergeurs, difficile là aussi de faire son choix. Si vous hésitez, tablez sur les plus connus, ma préférence allant vers OVH, que je trouve plus sûr et simple d’accès pour les débutants, ce malgré son récent changement de tableau de bord, largement moins pratique d’utilisation que le précédent.

Mise à jour 5 juillet 2017 :

Depuis la publication de cet article, je me suis tournée vers de nouveaux hébergeurs, suite à quelques soucis rencontrés avec OVH – côté performances notamment, leurs hébergements mutualisés n’étant pas des plus rapides. La panne géante de leurs serveurs la semaine dernière a confirmé mes doutes. Pour les tous petits budgets, PHPnet fait bien le job, et leur politique éco-responsable est un gros plus. Dans des tarifs similaires à l’hébergement mutualisé de base d’OVH, o2switch propose une solution unique de qualité, et, entre autres, un espace disque illimité.

Mais si l’hébergement mutualisé est avantageux du point de vue du tarif et de sa facilité d’utilisation (il s’agit d’une solution prête à l’emploi, n’obligeant pas le client à gérer lui-même son serveur), ce système comporte un défaut important. Celui d’être limité aux sites générant un trafic modeste, et peu gourmands en ressources. A réserver donc aux « petits » sites et blogs, qu’ils soient personnels, professionnels ou associatifs.

Le serveur dédié virtuel

Il s’agit en général du second niveau d’hébergement proposé. Au lieu de partager un serveur avec des centaines, voire des milliers, d’autres clients, vous disposez de votre propre espace à l’intérieur du serveur. Pour parler de manière imagée, le serveur dédié correspond en quelque sorte à la location d’un appartement en votre nom propre, alors que l’hébergement mutualisé correspond à une colocation.

Dans un hébergement mutualisé, si le serveur rencontre un problème de lenteur du côté du fournisseur, ou si l’un des sites hébergés est trop gourmand en ressources, tous les autres hébergements mutualisés installés sur le même serveur en pâtissent. Sur une machine virtuelle, vous n’êtes pas affecté par les problèmes rencontrés par vos voisins : les ressources qui vous sont allouées ne sont pas partagées avec eux.

Le principal avantage de ce système est donc de fournir au client la souplesse d’un serveur dédié, car celui-ci dispose d’un réel contrôle sur son hébergement. Si votre site est gourmand en ressources – par exemple parce qu’il contient un grand nombre de vidéos, ou des scripts qui peuvent le ralentir – et/ou génère un gros trafic, cette solution vous conviendra mieux qu’un hébergement mutualisé.

Les tarifs de cette prestation sont évidemment un peu plus élevés, vous pourrez en trouver entre 5 € et 20 € chez les principaux hébergeurs.

Le serveur dédié

Les control freaks pourront se tourner vers cette solution, qui consiste à disposer de son propre serveur. Ici, plusieurs solutions. Vous pouvez demander au fournisseur de le gérer pour vous. Je vous recommande vivement d’opter pour cette solution si vous souhaitez absolument disposer de votre propre serveur mais n’êtes pas certain de vos capacités à le gérer côté système. On peut en effet rapidement se trouver dans une situation très compliquée où, le serveur ayant été mal géré, il devient quasi-impossible d’y accéder… et obligatoire de réinstaller tous vos sites sur un hébergement plus adapté, en abandonnant tout le travail fait jusqu’alors – souvenir douloureux de la « récupération » du serveur web d’une association il y a quelques années, et de l’interminable récupération/réinstallation des données et sites web qui en a découlé –.

Si vous êtes un crack de la gestion de serveur web, pour commencer, vous n’avez pas besoin de lire cet article vous vous êtes très probablement perdu dans les méandres de l’interweb avant d’atterrir sur cette page ;) Plus sérieusement, dans ce cas, nul besoin d’un serveur « clef en main », vous pouvez gérer vous-même votre serveur et toutes les données qui s’y trouvent.

Dans le même ordre d’idées, vous pouvez également louer un espace pour placer votre propre serveur web chez le fournisseur, ce qui est censé réduire les coûts de location puisque le serveur n’est pas inclus dans le tarif – attention cela-dit aux coûts d’accès au bâtiment, parfois plus cher que la location du serveur elle-même –.

Vous l’aurez compris, cette solution est la plus couteuse, puisque les tarifs peuvent s’élever à plusieurs centaines d’euros, selon vos besoins.

 


Pour finir, prenez bien le temps de réfléchir avant de souscrire à un hébergement web, et ce même si vous êtes impatients de mettre votre site en ligne ! Nombre de professionnels du web pourraient vous raconter les déboires de leurs clients, qui, par méconnaissance du sujet, ont choisi un hébergement « au pif » et se sont retrouvé avec un service impossible à gérer – et ont fini par contacter lesdits professionnels pour arranger les choses -.

Si vous disposez déjà d’un site hébergé gratuitement (sur un système de blog, par exemple), vous devez déjà avoir une idée de la fréquentation de votre site, pour vous aider à déterminer quels sont vos besoins. Si ce n’est pas le cas, réfléchissez au futur contenu de votre site : contiendra-t-il de nombreuses vidéos ? Des scripts ? Pouvez-vous d’avance prévoir un trafic important ? Si ce n’est pas le cas, commencez par un hébergement mutualisé, qui vous permettra d’évaluer les ressources demandées par votre site web, vous pourrez toujours faire évoluer votre hébergement par la suite.

Un commentaire

  1. webmaster dit :

    Merci pour ce petit tuto, cela aiguille bien nos idées.

    Cdt

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