Au secours, j’ai créé un blog, mais je ne sais pas par où commencer ! Partie 1 : le contenu

le 12 août 2013

Conseil éditorial

Comment commencer un blog. Partie 1 : le contenu

Après un temps de tergiversations, vous avez créé un blog. Vous avez des tonnes d’idées pour le contenu, avez créé votre espace sur une plateforme de blog gratuite ou avez directement installé le système de blog de votre choix sur un hébergement personnel. Et vous avez installé un thème graphique qui vous plait. Tout est prêt, il n’y a plus qu’à vous lancer.

Mais vous hésitez. Comment structurer votre contenu ? Quel style d’écriture adopter ? Des articles longs ou courts ? Qu’est ce qui fera la différence entre mon blog et celui d’un autre ? Bref, vous angoissez, et repoussez sans cesse l’écriture de vos premiers articles. Ces questions, on me les pose régulièrement. J’ai donc réuni quelques recommandations pour vous mettre le pied à l’étrier.

 

Quel contenu ? Quel style d’écriture ?

Une fois votre ligne éditoriale définie, il faut commencer à écrire. C’est là que le bât blesse, nombre de nouveaux blogueurs retardent l’échéance, de peur de se tromper. A ce train là, le blog si ardemment désiré, qui a rassemblé toute leur énergie et leurs idées n’est jamais alimenté et reste une coquille vide. Si vous en êtes à ce stade, et que la peur de mal faire vous retient de commencer à écrire, voici quelques repères.

Il vaut mieux développer un seul thème par article. Cela vous évitera de mélanger vos idées et c’est une bonne pratique pour le référencement. Pour savoir si votre article devrait être scindé en plusieurs : lisez-le, et cherchez à savoir si votre texte comprend plusieurs thèmes, et si chacun vous semble suffisamment important pour faire l’objet d’un article. Cette règle n’est pas gravée dans la pierre. Elle ne doit pas vous empêcher d’écrire un grand maelström de pensées, si ça vous chante. Si, comme dans l’article mentionné ici, vos idées ont un fil commun, ce qui ressemblera au départ à un bric-à-brac sans nom trouvera tout son sens lors de la conclusion de l’article – si tant est que vous maitrisiez votre sujet, votre style d’écriture et que vous sachiez où vous souhaitez en venir dès le départ -.

En règle générale, il est conseillé de commencer par expliquer le sujet de l’article au lecteur, dès le départ, une sorte de pitch en quelques lignes, sans être trop exhaustif. Et de faire la même chose en fin d’article, surtout si celui-ci est très long – cela permet de ne pas perdre le lecteur en cours de route -. Terminer par un résumé rapide, voire une question ou une phrase de fin ouverte, permet par ailleurs d’engager le lecteur dans le débat et l’incite à commenter.

Si vous ne savez pas quel ton adopter, adaptez votre style d’écriture au public-cible de votre blog. Adoptez un ton plus courant pour les articles à destination du grand public, par exemple, en évitant tout jargon et en expliquant les termes qui vous semblent obscurs. Si vous ciblez un corps de métier ou un public en particulier, parlez « son langage ». Nul besoin d’éviter ou d’expliquer les termes geeks à un public geek, par exemple.

 

Dans tous les cas, soyez-vous même. Montrer votre personnalité dans vos écrits vous aidera à vous démarquer de la pléiade d’autres blogs, et vous serez d’autant plus motivé à continuer à le tenir que votre blog vous ressemblera.

 

Article bref ou long ?

Cette question revient souvent, étrangement. J’avoue ne jamais me l’être posée, mais il se trouve que j’ai la plume facile, et je sens instinctivement quel sujet mérite une chronique en profondeur ou simplement une petite brève d’actu. Lire régulièrement d’autres blogs et webzines peut vous aider à vous habituer au format blog, à ses usages, et à sa diversité. De nombreux blogs publient uniquement des textes très courts, certains publient des textes très longs, d’autres les deux…

Vous lirez d’ailleurs ici et là qu’il vaut mieux écrire des textes plus courts sur le web, car le temps d’attention du lecteur est lui-même plus court. J’ai tendance à penser qu’il n’y a pas de règle de longueur concernant un article de blog. Ce qui importe, c’est sa qualité, et sa mise en forme s’il est long, histoire d’améliorer sa lisibilité.

Décider de la longueur d’un type d’article vous permettra cependant d’affiner votre ligne éditoriale. Pour vous donner quelques repères : un article court, entre 100 et 400 mots, disons, sera approprié pour une brève d’actualité, une revue de presse/du web, un avis rapide sur une nouveauté, un texte accompagnant une vidéo…. Au delà, il s’agira d’articles plus fouillés : interviews écrites, revue de produit, chronique, analyses, dossiers,…

C’est une bonne idée d’alterner les deux, pour varier les formats et contenus de votre ligne éditoriale, d’autant qu’un article court est plus rapide à écrire et permet d’alimenter un blog plus régulièrement tout en restant en phase avec l’actualité.

Dans tous les cas, les règles de rédaction sont les mêmes. Ce qui m’amène au point suivant…

 

Relisez-vous

C’est la règle phare de ma charte du « parfait petit blogueur » – surnommée « La Bible » par mon équipe de rédacteurs de Mandorine et moi-même, pour la petite histoire -. En ce qui me concerne – et je suis très loin d’être la seule -, si je dois choisir entre deux blogs au contenu quasi-identique, je choisirai celui qui contient le moins de coquilles. Rien de plus désagréable qu’un texte bourré de fautes d’orthographe, ou auquel il manque des mots.

Ici, en général, quelqu’un me répond que tout le monde n’est pas un intégriste de l’orthographe – pour la petite histoire bis, on m’a attribué ce joli sobriquet, un jour. J’ai pris ça pour un compliment. –, et que quelques fautes d’orthographe n’ont jamais blessé personne.

Certes. Mais encore une fois, si votre blog est bourré de coquilles, face à un « concurrent » qui prendra la peine de relire ses textes avant de les publier, vous ne tiendrez pas longtemps la comparaison. Il y a fort à parier que le lecteur choisira le second blog plutôt que le votre. Il est simplement plus agréable de lire un texte débarrassé de ses fautes : cela permet de se concentrer sur le contenu, qui parait d’autant plus sérieux qu’il est écrit correctement. Et votre blog dans sa globalité semblera également plus sérieux. Et vous aussi. Vous avez tout à y gagner, donc.

Autre remarque que l’on me fait souvent :

« Tout le monde n’est pas naturellement doué en orthographe ! »

Bonne nouvelle : la plupart des fautes que l’on fait sont des fautes d’inattention. Une ou deux relectures suffisent à les repérer et à les éliminer. Deuxième bonne nouvelle : plus on écrit, mieux on écrit. Si vous alimentez votre blog régulièrement, vous vous êtes probablement déjà rendu compte qu’il vous est beaucoup plus facile d’écrire un article aujourd’hui qu’il y a quelques mois. Simple question d’habitude.

Dernier conseil : pour améliorer vos écrits, lisez. Tout ce qui vous passe sous la main : journaux, romans, magazines, webzines, le tout est de varier les formats et de lire le plus souvent possible. Cela permet de perfectionner son vocabulaire et son style, tout en les enrichissant.

Plus de fausses excuses, donc. Prenez un post-it, un stylo rouge, et écrivez ceci en gros dessus : « relis-toi ! ». Puis collez-le sur votre écran d’ordinateur.

relistoi


L’idée générale est celle-ci : lancez-vous.
Cela vous semblera très probablement laborieux au début, mais vous prendrez rapidement l’habitude d’écrire, finirez par trouver votre style et bloguer deviendra un plaisir. Et, surtout, n’oubliez-pas de vous relire. En plus de vous permettre de débusquer les éventuelles coquilles et fautes de grammaire, cela vous permettra de revoir certaines phrases, et donc d’améliorer le style global de vos articles. Autant adopter cette bonne pratique dès le début.

La prochaine fois, je vous expliquerai comment mettre en forme vos articles sous WordPress, pour rendre leur lecture beaucoup plus facile et agréable, et éviter ce que j’appelle « l’effet Skyblog ».

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